1. Des amphithéâtres surpeuplés aux petits boulots précaires
Chaque année à Lomé, des milliers de jeunes reçoivent leur licence ou leur master en droit, en gestion ou en sociologie. L'émotion des familles est immense. Pourtant, quelques mois plus tard, la majorité d'entre eux se retrouve à naviguer entre stages non indemnisés et petits commerces de débrouille.
« Dire à notre jeunesse d'entreprendre sans lui donner accès au crédit, au foncier et à des débouchés solvables est une fausse promesse. L'entrepreneuriat par défaut n'est pas une politique d'insertion. »
2. Ce que les entreprises attendent réellement
En discutant avec les chefs d'entreprises du CNP-Togo, le constat est unanime : ce ne sont pas les diplômes théoriques qui manquent, mais la maîtrise des outils numériques appliqués, l'anglais des affaires, l'aisance relationnelle et la capacité à résoudre un problème opérationnel sans attendre des ordres permanents.