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L'illusion du tableau de bord : quand les données ne parlent à personne

Accumuler 150 indicateurs dans un classeur Excel ne constitue pas une politique publique. Plaidoyer pour la clarté, l'utilité directe et l'appropriation démocratique des indicateurs clés.

1. L'obésité informationnelle de nos projets

Nous vivons sous le règne de l'indicateur roi. Pour justifier de leur sérieux, les programmes de développement rivalisent d'ingéniosité bureaucratique pour empiler des matrices de résultats kilométriques. Mais quand un ministre ou un directeur d'agence dispose de 5 minutes pour décider, quel chiffre retient-il ? Aucun.

« Un bon indicateur n'est pas celui qui impressionne les statisticiens ; c'est celui qu'un citoyen comprend et qu'un décideur peut utiliser pour agir dès le lendemain. »

2. Choisir cinq indicateurs d'impact plutôt que cent mesures d'activité

Mesurer le nombre de participants à un atelier ou le nombre de rames de papier distribuées n'apporte aucune réponse sur la réduction de la pauvreté. Revenir à l'essentiel, c'est identifier les 3 à 5 variables critiques qui conditionnent la réussite d'une politique publique.

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